Profil de LosCarnet de voyage des Fra...PhotosBlogListesPlus ![]() | Aide |
PEROU : Cuzco/ Chinchero/ Pisac/ Ollantaytambo/ Aguas Calientes : Machu PicchuNous voilà à Cuzco, très jolie ville d'une grande richesse architecturale et archéologique. Située à 3400m d'altitude et entourée de montagnes brunes, la ville s'étend dans une belle vallée. Son centre renferme de jolies places et belles maisons coloniales aux balcons en bois sculpté, alignées le long de ruelles étroites.
En nous baladant nous rencontrons plusieurs dealers qui nous accostent pour nous vendre toutes sortes de drogues, jusqu'aux serveurs de restaurants qui ont deux fonctions : remplir leur restaurant, et si vous leur répondez "non merci" quand ils vous invitent à entrer, ils se penchent vers vous et vous murmurent à l'oreille " Marijuana ? Cocaïna ? ". Aïe aïe aïe...
Dès leur arrivée à Cuzco Lyliane et Jean-Pierre retrouvent Marie-Pierre à la clinique, hospitalisée pour une salmonellose mal soignée. Du coup Julien et Mathias inquiets pour leur sort, se font faire une prise de sang par la très charmante et jolie infirmière : nous sommes tous les trois positifs (...)
Une fois tout le monde sur pieds nous partons traverser la vallée inca : nous nous arrêtons à Pisac où nous visitons les ruines incas et le marché artisanal, puis nous filons dormir à Ollantaytambo. Le lendemain nous visitons sa forteresse; au passage nous observons avec stupéfaction une classe de marmailles en plein cours d'éducation civique : messieurs-dames, à peine âgés de 4 ans, apprennent à faire la grève et défilent ainsi dans les rues, pancartes à la main (les messages sont tout mignons : "j'aime jouer dans mon jardin", "j'apprends à partager", "tout enfant à droit à l'éducation"...) Nous prenons ensuite le train (abusément cher) pour Aguas Calientes : charmant village andin situé au confluent de trois vallées encaissées, dominé par de hautes montagnes rocheuses couvertes de forêt et bercé par une rivière torrentueuse. Accessible uniquement en train, Aguas Calientes est le point de départ pour le Machu Picchu; il y règne une atmosphère de bout du monde. Après une courte nuit de sommeil nous partons pour une demi-heure de bus jusqu'au Machu Picchu : cité inca perchée sur un promontoire rocheux dans un somptueux environnement. Victime de son succès, le site est aujourd'hui en péril et menace de fermer ses portes aux visiteurs. Nous arrivons à 6h du mat pour l'ouverture du site, Marie-Pierre est sur le point de réaliser son vieux rêve d'enfant... Cet endroit est magique, spectaculaire, grandiose, il y règne une atmosphère mystérieuse... Nous commençons la visite par l'ascension du Wayna Picchu (montagne pointue adossée aux ruines). Nous grimpons dans une jungle parsemée de brume, le sentier est étroit, la pente abrupt, nous nous retrouvons parfois à quatre pattes sous la roche dans des couloirs relativement étriqués. Nous croisons quelques vestiges de terrasses et de portes monumentales, jusqu'à atteindre le sommet d'où nous jouissons d'une vue magnifique sur la vallée de l'Urubamba et le site du Machu Picchu. Nous redescendons ensuite aux ruines où nous prenons un guide nous racontant l'histoire fascinante des Incas et leur remarquable ingéniosité. Ce site impressionnant se divise en deux grands secteurs séparés par l'esplanade centrale : la ville supérieure (mirador, garnison, terrasse) et la ville inférieure (greniers, temples, centres artisanaux, quartier des agriculteurs...)
Suite à cette enrichissante visite nous reprenons le train pour Cuzco où nous passons la nuit. Après une semaine passée au Pérou Jean-Pierre et Lyliane reprennent l'avion en direction de la Réunion; les retrouvailles ont réchauffées les cœurs malgré le sentiment de ne pas en avoir assez profité...
Julien et Marie-Pierre assistent à un chouette spectacle de danses et musiques folkloriques : les notes de musique sont tellement légères qu'on s'envole avec elles... Mathias part en mission rafting puis enchaîne avec Julien sur le saut à l'élastique le plus haut d'Amérique (120m).
Notre séjour à Cuzco s'achève ici, demain nous prenons la route pour Arequipa vers le sud. BOLIVIE : Sorata/ Copacabana/ Isla del Sol/ PEROU : Puno/ Islas Uros, Amantani et TaquilleNous partons pour Sorata, pays du trekking, à bord d'un mini bus. Le chauffeur s'arrête à plusieurs reprises pour vérifier si les sacs à dos sont toujours sur le toit (retenus par une simple corde), un sac de patates manque de dégringoler sur la route... Les transports boliviens ressemblent à ceux de Madagascar : le maximum de gens entassés dans le minimum d'espace : debout et courbés sur le voisin, allongés sur le toit... Sorata est un mignon petit bled niché au fond d'une vallée verdoyante entourée de beaux sommets enneigés où il fait bon flâner. Après un agréable petit dèj sur la terrasse de l'auberge et son magnifique panorama, nous partons nous balader et pique-niquer dans les environs.
Le lendemain nous partons à Copacabana, sympathique petite ville posée sur les rives du lac Titicaca (plus haut lac navigable au monde situé à 3800 m d'altitude et s'étendant sur une superficie de 8300 km²), très tranquille avec beaucoup de marmailles et peu de voitures. Nous visitons la colline Horca del Inca parsemée de vestiges incas, puis nous grimpons au sommet d'un mirador d'où nous jouissons d'un superbe panorama sur le lac et la ville. Nous apprécions la douceur de vivre sur un ponton du port, à faire de la musique avec des argentins et admirer le soleil couchant. Nous finissons dans un bar billard pour une excellente et mémorable soirée avec argentins, brésiliens, chiliens, péruviens, boliviens et colombiens.
Le lendemain (encore pétés après 2h de sommeil…) nous partons en bateau avec nos vapeurs d'alcool sur l'île du Soleil où nous visitons des ruines incas; arrivés au sommet de l'île nous nous retrouvons en plein cœur d'une mini tornade : drôle d'expérience... Deux jours après nous rentrons sur Copacabana : le soir au restaurant nous nous retrouvons en plein tournage d'émission sur le tourisme en Bolivie : nous passons à la télé aujourd'hui (pour ceux qui ont le câble, l'émission est diffusée à l'international).
Le lendemain nous prenons la route pour Puno au Pérou (adios Bolivia!) : grande ville relativement moche située au bord du lac Titicaca péruvien (le lac est à 40% bolivien et 60% péruvien). Nous y prenons un bateau pour aller aux îles Uros : îles flottantes d'environ 100 m², faites d'une couche de roseaux de 3m d'épaisseur avec une base immergée formée de racines emmêlées et ressemblant à de la terre. Les îles sont fixées à l'aide de 4 poteaux d'eucalyptus plantés au fond du lac et reliés entre eux par des cordes (!!!) Sur ces îles tout est fait de roseaux : les cases, les huttes, les meubles, les barques... et les habitants boivent l'eau du lac. Au moment d'embarquer, la quinzaine d'habitants indiens se met en rangée sur la rive pour nous chanter une chanson d'adieu en aymara. Une d'entre eux nous crie : «on se reverra peut-être en Bolivie! " car l'inconvénient d'une île flottante est...qu'elle peut dériver (!)
Nous continuons ensuite jusqu'à la très sauvage île Amantani où notre famille d'accueil nous reçoit chez elle : il n'y a ni électricité ni douches, la cuisine et la cuisinière sont entièrement fait de terre et de paille et les toilettes sont situées dans la cour, avec un grand bidon d'eau et un seau en guise de chasse (vous l'avez compris : c'est très roots). Nous épluchons les patates avec la mama, la abuela et le papa, et buvons l'apéro en essayant d'échanger quelques mots (la quasi totalité des habitants ne parle que Quechua), puis nous mangeons des mets locaux à la lueur d'une bougie. Le soir une petite fête est organisée pour les touristes : avec musiciens, habits traditionnels et danses folkloriques...
Le lendemain nous partons pour l'île Taquille : après 3h de marche nous nous posons dans une petite piaule (sur le trajet nous nous faisons courser par une vache folle et rebelle, nous obligeant à courir pour nous écarter de son passage...) Taquille fait 7 km de long, il n'y a pas une voiture et les habitants vivent en autarcie et de façon communautaire, refusant ainsi de sacrifier leur environnement au progrès. Le soir nous sommes invités à un mariage péruvien : les mariés très joliment habillés nous accueillent : le mari doté de prestance, nous offre à chacun une poignée de feuilles de coca et la mariée nous tend un bouchon d'alcool arrache gueule pour nous souhaiter la bienvenue. Nous leur donnons chacun 10 soles pour la participation et le mari les épingle à son élégant costume traditionnel. La piste de danse est en plein air à même la terre; nous sommes à 3950m d'altitude et il fait 5º (...) : sur un espace de 8m sur 6, hommes et femmes, complètement pétés, dansent en tenue traditionnelle sur une cassette qui tourne en boucle... Un homme soul demande à Julien de lui offrir Marie-Pierre. Dans certaines contrées du Pérou les mariages durent 5 jours, on comprend alors aisément l'état lamentable dans lequel les invités se trouvent au bout du 3ème jour...
L'endroit où nous dormons n'a pas d'eau courante et le confort est très sommaire, Mathias croit avoir une hallucination en voyant le plafond bouger : il est fait d'une grande toile blanche; je comprends vite pourquoi 4 couvertures sont posées sur chaque lit...
Aujourd'hui nous reprenons le bateau pour rentrer à Puno et demain nous filons à Cuzco retrouver Jean-Pierre et Lyliane, les parents de Julien et Marie-Pierre. BOLIVIE : La PazLa Paz, capitale de la Bolivie, est une curiosité urbaine : capitale la plus haute du monde, elle est étagée de 3200 à 4000m d'altitude dans un immense canyon encaissé où les riches résident en bas et les pauvres en haut (sur el Alto). Point de départ de nombreuses randonnées dans les alentours, elle est entourée de pics enneigés de plus de 5000m, appartenant à la Cordillère Royale.
En Bolivie on peut manger un menu complet pour 1 € et dormir pour 3 €, du coup nous sommes tout le temps au resto et c'est fatiguant; nous goûtons aux spécialités locales : salmonelles, amibes... Nous faisons nos emplettes dans l'une des rues les plus pittoresques de la Paz : la calle Sagárnaga, puis nous croisons le marché aux sorcières où l'on trouve potions mystérieuses, pierres magiques, plantes aux diverses vertues, fœtus de lama, peaux de serpent, de puma et autres bestioles...
Nous visitons pour notre grand bonheur le musée des instruments de musique, crée par un spécialiste du charango (mini guitare bolivienne en carapace de tatou et à 10 cordes). Nous y découvrons une collection très variée : instruments précolombiens (ocarinas, flûtes érotiques en pierre) charangos, maracas, flûtes de Pan gigantesques et autres instruments fous : guitare à 5 manches, boîte à eau, flûte de Pan faite dans des plumes de Condor...
Ce weekend Mathias a fait l'ascension du Huayna Potosi (6088m) sur 2 jours; étant clouée au lit je regrette de ne pas avoir pas pu l'accompagner... Nous débutons la semaine en louant des VTT pour une sacrée descente : départ de la Cumbre à 4700m pour une arrivée à Yolosa à 1100m, soit 5h plus tard et 3600m plus bas. Avant d'entamer la descente, le chauffeur et un de nos guides font un signe de croix (ce qui n'est franchement pas rassurant) : la majorité de notre itinéraire parcourt la Route de la Mort, une des plus dangereuses au monde... Quelques conseils de sécurité et c'est parti : nous sommes congelés et ne sentons plus nos jambes ni nos mains, il pluviote, grêle, vente; nous nous enfonçons en file indienne dans un épais brouillard, un guide à l'avant et un autre à l'arrière, il fait très sombre. Après quelques recommandations et une vive montée d'adrénaline, nous entamons la Route de la Mort : piste rocailleuse longeant un précipice allant parfois jusqu'à 1000m, nous passons sous des mini cascades, la boue redécore notre corps, nous descendons dans un décor de jungle les doigts parfois crispés sur les freins. Nous laissons une carcasse de camion sur notre gauche, le guide nous informe que certains touristes ont laissé leur peau sur cette route peu banale. Les marmailles qui rentrent de l'école se mettent en file indienne et nous tendent chacun leur main avec un grand sourire, pour qu'on tape dedans. Notre journée s'achève à Coroico dans un superbe hôtel où on prend un bain dans la piscine, puis une douche et un bon repas. La végétation nous rappelle fortement la Réunion; on s'y fait bouffer par des petits moucherons très coriaces dont les piqûres provoquent d'horribles démangeaisons...
Après 9 jours passés à la Paz nous partons pour Sorata et ses belles randonnées. FRANCE : un très bel avenir...Chers parents, chers amis,
suite à l'élection de Nicolas Sarkozy comme Président de la France, nous vous annonçons tous les trois que nous ne rentrons pas au pays. D'ici là, tenez bon durant les 5 années à venir...et...vive la France !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! BOLIVIE : Potosi/ Sucre/ CochabambaNous faisons une halte à Potosi, ville minière à l'architecture baroque, puis nous continuons jusqu'à la charmante cité coloniale de Sucre. Nous y visitons le musée des arts indigènes où l'on trouve de très beaux tissus tarabuccos (ethnie indigène de la région); puis le musée Charcas et ses collections d'art contemporain, colonial et anthropologique. Le soir nous montons au Mirador de la Recoletta pour admirer le coucher de soleil sur la ville.
Le lendemain midi nous mangeons au marché dans une ambiance survoltée : de longues tables alignées bondées de boliviens; chaque serveur crie haut et fort le menu qu'il propose, et nous entendons malgré nous les prêcheurs du marché : un homme et une femme font les cent pas en criant des passages de la bible, le doigt levé au ciel. Vive le fanatisme religieux...
En fin de journée nous partons pour une nuit de bus (sans WC : typiquement bolivien), le couvre feu est à 20h : toutes les lumières éteintes, il devient alors impossible de lire et il faut manger son casse croûte dans le noir... Nous arrivons à 5h du mat et Marie-Pierre cherche "patiemment" son sac pendant 1h30 dans chacun des bus de la compagnie qui défilent au terminal (les malheureux s'étaient trompés de bus) Comme on dit : "jamais 2 sans 3": je prédis alors que la prochaine fois c'est le sac de Mathias qui se fera la malle...
L'après-midi nous faisons le plus grand marché de Bolivie; au retour Mathias et Marie-Pierre se perdent, ils tournent en rond comme des cons plus d'une heure dans la ville, à la recherche de leur auberge dont ils ont ni le nom ni l'adresse ! (relativement malin...) Le soir nous goûtons un alcool ancestral à base de maïs fermenté (la chicha) ; ça a plutôt une drôle de couleur et ça sent le vomi...mais ça se boit.
Le lendemain nous partons pour la Paz. Nous avons 7h de bus et le chauffeur ne fait qu'un seul arrêt de 10mn pour permettre à une cinquantaine de personnes de manger et pisser (!) Puis il repart, sans se préoccuper d'une femme âgée qui arrive à nous rattraper en voiture : le type qui l'a prise en stop klaxonne comme un fou pour obliger le bus à s'arrêter et la reprendre à son bord... Ahhh ces boliviens... |
|
|