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BOLIVIE : atmosphère...

Petit descriptif de la Bolivie pour vous mettre dans l'ambiance...

Les gens sont tout petits et certains ont la peau marron rouge; les femmes âgées, aux cheveux nattés sont courbées : elles portent des charges impressionnantes sur le dos (rien à voir avec nos 15 kg...) dans leur "awayo" (tissu carré coloré servant à transporter enfants et marchandises) et sont vêtues de la tenue traditionnelle : chapeau melon, châle, jupe bombée et colorée, petit gilet tricoté et bas.

 

Il y a du beau métissage dans l'air... certains visages sont très marqués et chargés d'histoire... Marie-Pierre a souvent envie de prendre les vieilles mamas dans ses bras pour leur faire un câlin.

 

Le réseau routier est peu développé; aux carrefours de la Paz deux hommes tendent une épaisse corde d'un trottoir à l'autre pour obliger les gens à traverser sur le passage clouté (!) Les rues, sales, sont très animées et parfumées de bonnes et mauvaises odeurs; on croise des vendeurs de tout (PQ, couverts...) avec leurs brouettes, petites charrettes et autres; un type debout sur le trottoir avec sa balance à la main, fait payer les gens qui veulent connaitre leur poids.

 

Des marmailles crient la direction du bus par sa porte ouverte ; les vendeurs de billets font de même à leur comptoir au terminal des bus.

Le klaxon, trop souvent inutile, s'utilise à tout bout de champ et les voitures sont largement prioritaires sur les piétons... Elles ne s'arrêtent surtout pas face à un obstacle ! fut-il humain...

 

Le travail des enfants est apparemment autorisé : nous voyons un gamin d'à peine 10 ans, le badge professionnel accroché à son tee-shirt troué.

Les gens ne cessent jamais de travailler, surtout les pauvres : parfois de 9h du matin jusqu'à minuit 7 jours/7.

Les cireurs de chaussures portent une cagoule pour éviter d'être reconnus.

Les WC sont souvent immondes, il faut s'accrocher quand on est une fille... et les douches sont électriques : l'eau est instantanément chauffée par une résistance au niveau du pommeau.

Les écoliers sont en costard cravate ou robe-blouse blanche. 

Les déclarations d'impôts se font dans la rue, autour de petites tables installées à même le trottoir avec des machines à écrire et couvertes par des parasols.

 

Nous nous sommes mis à la coca : plante médicinale bonne pour le mal de l'altitude, la faim, la digestion, la fatigue... à boire en infusion ou à mâcher. Rassurez-vous les parents ce n'est pas un psychotrope contrairement à son produit dérivé la cocaïne...

BOLIVIE : désert et Salar d'Uyuni

Ça y est nous arrivons en Bolivie... Nous traversons le désert en 4X4 pendant 3 jours, nous y croisons des geysers de boue au bruit assourdissant, des thermes et diverses lagunes colorées avec leurs hordes de flamands andins. Le 1er soir nous dormons dans une auberge roots au toit fait de sacs de terre et de feuilles de tôle, sans douche et avec des lits aux draps usagés et au sommier en béton et en sel...

 

Le lendemain nous voyons l'arbre de pierre (sculpté par l'eau et le vent), le volcan Ollague encore en activité, ainsi que des mini tornades...

Nous passons la nuit dans un hôtel pittoresque en son genre :  les murs, le sol, le sommier des lits, les tables, les tabourets... sont entièrement fait de sel ! Emerveillée, Marie-Pierre n'en croit tellement pas ses yeux qu'elle se met à lécher un mur pour en être convaincue...

 

Pour notre dernier jour nous partons admirer le lever du soleil sur le Salar de Uyuni, le plus grand désert de sel au monde (10 000 km²).

Nous marchons sur une couche de 6m de sel pur et de 120 m de sel mélangé à de la terre; puis nous continuons jusqu'a l'Île aux Pêcheurs avec ses cactus géants et de toutes formes, pour jouir d'un panorama magnifique sur le salar. Nous y prenons le petit dèj et continuons vers le musée de sel et ses mines, puis nous finissons la journée au cimetière de trains (l'un d'entre eux complètement délabré et rouillé, est tagué de la phrase " Asi es la vida! "

 

Contrairement  au Chili et à l'Argentine, en Bolivie nous ressentons bien mieux le dépaysement... 

CHILI : San Pedro de Atacama

Nous traversons pour la 3ème fois la frontière chilienne (adios Argentina!) pour aller à San Pedro de Atacama, village très roots situé au nord dans le désert chilien (le plus aride au monde) Le 1er jour nous louons des vélos pour aller se balader dans la Vallée de la Mort...terrible vallée : il y fait un cagnard d'enfer, aucune végétation ni ombre à l'horizon. Nous sommes à 2400m, la piste est par moments très difficile car nos vélos s'enfoncent dans le sable, rendant l'effort plus intense. Marie-Pierre attrape un méchant coup de chaleur et ne garde pas un bon souvenir de cette vallée qui porte bien son nom...

 

Nous continuons ensuite notre chemin jusqu'à la Vallée de la Lune où nous nous enfonçons dans des mini-canyons entièrement faits de crystal de sel recouvert de terre rouge (nous entendons le décor craquer tout autour de nous sous l'effet du soleil) Nous marchons  accroupis dans une galerie rocheuse qui nous mène jusqu'à la grotte de sel, puis nous grimpons une grande dune de sable nomée le mirador pour admirer le coucher de soleil sur les Andes.

 

Le lendemain nous partons pour un petit bain dans la lagune Ceja : l'eau est tellement chargée en sel que nous flottons de tout notre corps; Mathias essaie de toutes ses forces d'aller toucher le fond à peine situé à 3m : impossible ! Nous nageons le corps entier allongé sur la surface de l'eau, c'est très rigolo comme expérience...

Notre guide Jean-Pierre (salut à toi Pépito) nous fait goûter différentes plantes qu'on croise sur notre route, en fin de journée nous filons avec lui vers un petit refuge roots à 4300m d'altitude. Le soir nous scrutons le ciel avec émerveillement : il est réputé être le plus clair au monde; les observatoires astronomiques y poussent comme des champignons.

 

Le 3ème jour nous partons à l'aube voir les geysers de Tatio puis nous grimpons le cerro Copacoya à 4833m d'altitude. La marche de 4h est assez difficile, il n'y a absolument aucun sentier et ça grimpe sec ! Nous marchons lentement, la respiration rythmée sur nos petits pas pour éviter le mal de l'altitude appelé "la puña". Arrivé au sommet, Mathias prend la pause "superman en caleçon" pour la photo...

Au retour de notre marche nous prenons un bain dans les thermes chaudes voire brûlantes du geyser, très agréable après l'effort...

Nous passons notre dernière nuit chilienne au restaurant, animé par une peña : petit groupe de musiciens faisant la tournée des restos; notre cure de poisson se termine ici. 

Adios Chile !

ARGENTINE : Salta et sa région

Nous sommes maintenant à Salta, toujours plus au Nord de l’Argentine. Nous louons une voiture pendant 3 jours pour visiter la région et ses multiples richesses naturelles. Le 1er jour nous partons au lever du soleil pour traverser les Vallées Calchaquies. Sur la route que nous empruntons la signalisation pour indiquer qu'un côté de la chaussée est impraticable, se fait avec des bidons sur lesquels sont posés des bocs portant des torches allumées. La piste est parfois roots, notre radio diffuse de la musique très kitsch.

 

Nous passons d'une vallée ensoleillée aux montagnes d'un rouge profond et parsemées de cactus, à un ensemble de collines verdoyantes et poilues.

La piste en lacet nous mène jusqu'à un col envahi de brouillard, certains endroits nous rappellent un peu la Plaine des Cafres à la Réunion. Nous continuons sur une longue route droite bordée de chaque côté de champs de cactus à perte de vue. La route est partiellement en travaux, un ouvrier pousse de ses mains un rouleau compresseur manuel.

L'air est très sec, le soleil mord la peau et la chaleur est assommante; un sommet enneigé nous nargue au loin...

Nous croisons un petit village désertique aux airs mexicains. Les petites cases bordant la route (dont une en forme d'igloo) sont faites de terre et de paille; des tapis de gros piments rouges sèchent à même le sol.

 

Plus on monte vers le nord de l'Argentine plus les gens sont typés indiens avec le teint marron chaud;  nos peaux blanches et nos têtes de gringos (surtout Mathias) font l'attraction du coin...

 

Certains villages par lesquels nous passons sont dignes des vieux westerns; Mathias nous siffle un air d'Ennio Morricone...

Nous poursuivons notre route dans un paysage de plus en plus désertique; la végétation se raréfie, les petits villages que nous traversons (construits dans une oasis) sont d'un calme absolu et possèdent un certain cachet.

En fin de journée nous nous arrêtons à Cafayate pour y passer la nuit, nous y goûtons un des meilleurs vins blanc du pays.

 

Le lendemain nous parcourons la Quebrada de las Conchas, sorte de gorges où l'eau et le vent ont façonné à mesure du temps des formes surréalistes dans les montagnes. Nous admirons des paysages dignes des parcs des USA. Pêle-mêle, un accordéon géant de terre rouge troué de petites fenêtres, un ensemble d'aiguilles pointues, des strates couleur chocolat, ocre et rouille, en contraste avec une érosion perpendiculaire donnant corps à une espèce de mosaïque, et des châteaux de roches posés sur le lit du río.

Certaines sculptures naturelles ont leur propre nom : la "Gorge du diable" dans laquelle nous grimpons pieds nus, et "l'Amphithéâtre" où Mathias s'essaye à des cris de singe malfamé...

 

Sur la route nous observons une nuée de Loros (perroquets vert cru), un guanaco (genre de lama), une espèce de bête à mi chemin entre le bouc et le zébu, un condor, un faucone et autres espèces locales... En fin de journée en arrivant au centre de Salta, nous remarquons avec stupéfaction un type sur son vélo avec une tête de bœuf toute fraîche et sanguinolente sur son porte baguage. Puis en rentrant au parking Capitaine Crochet (un homme ayant un crochet à la place de chaque main) nous indique où nous garer.

 

Le lendemain nous partons vers le Nord. Nous suivons le même trajet que l'ancien "Train des Nuages", nous prenons en stop un pépé du coin et nous filons dans la Quebrada del Toro, montagnes lézardées couleur ardoise et rouge-violet, parfois orangé et vert bronze, parsemées de peupliers jaunes et de champs d'herbes de la pampa. Nous arrivons à San Antonio de Los Cobres, petit village minier moche comme tout et désolant.

On sent que la Bolivie n'est plus très loin : les habitants sont purement indigènes. 

Un peu plus loin nous nous arrêtons pour casser la croûte sous un immense viaduc. Nous sommes à 4200m d'altitude, nous avons un léger mal de crâne et la sensation que notre corps est tout mou...

 

Notre chouette balade de 3 jours s'achève ici, nous rentrons à Salta.

Demain au lever du soleil nous prenons la route pour le Chili...

ARGENTINE : La Rioja : Parc nationaux de Talampaya et d'Ischigualasto

Après une courte nuit nous partons au lever du soleil pour les singuliers parcs nationaux de Talampaya et d'Ischigualasto dans la province de La Rioja. Le parc d'Ischigualasto reste une énigme géologique, un endroit surréaliste avec des paysages bucoliques... et le parc de Talampaya sur fond de teintes rouges offre un majestueux canyon.

 

Dans le parc d'Ischigualasto nous visitons la Vallée de la Lune, véritable paradis des paléontologues (le fossile du plus vieux dinosaure de la Terre y a été trouvé);  puis la Vallée Peinte et sa magnifique palette de couleurs. La terre est rouge, on croise une espèce végétale au tronc et aux branches vert fluo (photosynthèse de la chlorophylle dans ce type de milieu). On y trouve aussi des pierres et strates couleur vert bronze et ocre, des dunes roses et orangées, ou encore bordeaux, jaune souffre et vert amande, des cactus de toutes formes à tête jaune ou aux épines rose bonbon, des fourmis orange vif... un véritable paradis de couleurs ! Plus loin sur la piste nous nous arrêtons pour observer des formations géologiques peu banales, donnant forme à un sphinx, un champignon géant, un reptile ou encore un sous-marin...

 

Puis nous avançons jusqu'à un tapis de pierres rouges rondes et grosses comme des boules de bowling; un peu plus loin nous découvrons des plaques de pierre couvertes de fins trous de toutes formes fines et stylisées, laissant croire à des écritures anciennes... la visite se poursuit au pied de falaises rougeoyantes.

C'est dingue comment la nature peut faire les choses, on a l'impression que quelqu'un est venu sculpter la roche, polir les pierres et peindre le décor. Tout est parfaitement posé comme si chaque chose était à sa place.

 

Nous terminons la visite dans un petit musée à admirer des fossiles de dinosaures; notre guide est fort sympathique et bourré d'humour.

L'après-midi nous enchaînons sur le Parc National de Talampaya faisant l'objet d'importantes études géologiques et archéologiques. Nous scrutons des pétroglyphes réalisés (sur de la pierre foncée tachée de jaune et d'orange vif) par d'anciennes civilisations qui n'étaient là que de passage (des touristes, comme nous...) Nous arrivons ensuite dans un grandiose (haut de 150m) et très beau canyon où l'on se sent tout petit.  Un ensemble de pics s'élançant vers le ciel forment une cathédrale, le guide nous emmène au pied du canyon dans l'une de ses cheminées (cf. photos) d'où nous nous amusons à crier tous en cœur haut et fort ''hola'', suivi de 4 échos plutôt résonnants.

 

Ces deux parcs sont vraiment spectaculaires...

Journée inoubliable... 

Frontière CHILI/ARGENTINE

Après une belle et longue balade sur le bord de mer Julien et Marie-Pierre prennent la route pour l'Argentine.

Nous traversons à nouveau la frontière Chilienne pour aller rejoindre Mathias à Mendoza.

On rencontre de vrais guignols aux douanes, qui ont toute la vie devant eux... Ils vous font passer d'une file à l'autre 3 fois : ils ont tellement la flemme de vous enregistrer, qu'ils vous expédie gentiment auprès de leur collègue du poste d'en face, pour aller boire tranquillement leur maté (boisson nationale). Aïe aïe aïe...

 

La route que nous empruntons pour la traversée (Alta Montaña) est magnifique. Nous grimpons dans les Andes vers les sommets enneigés en traversant une vallée sublime où la terre est rouge, l'herbe jaune, et les collines allant du vert-gris à l'anthracite, en passant par l'orange-ocre... 

CHILI : Santiago/ Valparaíso

Nous voici au beau milieu de la capitale Santiago de Chile, avec son grouillement humain et son merveilleux nuage de pollution. L'ambiance des auberges n'est plus du tout la même : les gens ne se disent pas bonjour; ou on vous répond "hello" quand vous dîtes "hola"; les murs sont placardés d'anglais et les réceptionnistes vous parlent systématiquement en anglais, ce qui est très agaçant et relativement trop gringo à notre goût...

 

Nous sommes allés manger au Mercado Central, puis acheter des plantes médicinales dans une ambiance colorée, parfumée et survoltée.

Nous nous sommes ensuite rendus sur la colline Santa Lucía avec son petit castillo incrusté dans la roche, pour admirer la vue sur la ville.

Le soir nous sommes sortis dans le quartier le plus animé de Santiago : Bellavista, avec Manuel un chilien que nous avions connu en Argentine.

 

Le lendemain Mathias nous quitte pour fuir la ville et aller plus tôt que prévu à Mendoza en Argentine. Quant à Julien et moi nous partons pour Valparaíso : grande ville portuaire hallucinante où beau et affreux se côtoient sans frontières...

Au moment où je vous écris nous sommes dans un bar mythique au fond d'une impasse (le Casino J. Cruz) où tables et murs font office de livre d'or de la maison... Chaque visiteur laisse une trace de sa venue; nous y avons d'ailleurs laissé une dédicace réunionnaise :  " Té craz in ti maloya pou ban' chilien la don! "  

Dans cet endroit peu banal on trouve un crucifix, des missiles, des hélices d'avion, des bibelots ...accrochés au mur. Nous sirotons un Pisco Sour (boisson nationale à base d'eau de vie de raisin, de citron, de blanc d'œuf en neige et de sucre (à ta santé ma chère Sandrine!) en écoutant du Piaf version péruvienne : un peu étrange...

 

Le lendemain nous partons nous balader sur le Muelle Prat : quai offrant une vue sur l'ensemble de la ville ainsi que sur la mer et ses lions en pleine activité farniente...  puis nous parcourons les ruelles jusqu'à traverser le musée de peintures à ciel ouvert.

 

Valparaíso, fresque à elle seule, compte une quarantaine de collines sur lesquelles des tas de petites maisons aux mille et une couleurs sont perchées les unes sur les autres. On dirait un château de carte géant qu'on a l'impression qui peut s'effondrer à la moindre rafale de vent ou pluie trop abondante.

 

Cette ville est très pittoresque, je n'ai jamais rien vu de pareil...  Pas mal de français y ont élu domicile, charmés par son originalité; nous y avons d'ailleurs croisé un bar se nommant "Le filou de Montpellier", ou encore "Le Pont d'Avignon" (Ben voyons...)

 

C'est une expérience fascinante que de déambuler et se perdre dans le labyrinthe de ses ruelles étroites, avec leurs dizaines de centaines d'escaliers, les "ascensores" (genre de funiculaires permettant d'admirer de beaux panoramas); sans compter les centaines de fils électriques foutument entremêlés, les hordes de chiens et les cases colorées qui s'agglutinent en joyeux bordel.

Les porteños (habitants de Valparaíso) sont parvenus à défier toutes les lois de l'architecture : certaines cases sont de travers (penchées à droite ou à gauche sur le vide), d'autres sont construites avec les restes d'anciens naufrages, et nombreuses sont aux ¾ du plancher juchées au dessus du vide, simplement retenues par de fragiles "piliers" en bois tordus.

C'est complètement ahurissant !  On se demande comment des gens peuvent y habiter sans la peur de l'effondrement au ventre...

Quoiqu'il en soit cette ville unique en son genre vaut vraiment le détour...

CHILI : Puerto Varas/ Islas Chiloe/ Melipeuco/ Conguillio

Nous franchissons la frontière chilienne, condamnés par la douane à manger toutes nos bananes avant l'entrée sur leur territoire... Nous passons la nuit à Puerto Montt. Le lendemain nous partons en ferry pour les îles Chiloe, escortés par un banc de phoques; nous faisons une halte à Castro (sur la Isla Grande) d'où nous partons en balade pour le Parc National de Cucao (certains sentiers nous rappellent ceux de la Réunion). La journée s'achève par un agréable coucher de soleil sur le Pacifique.

 

Isla Grande est parsemée de petites cases très colorées sur pilotis, d'églises en bois à l'architecture particulière (selon les plans des missionnaires jésuites), et il y souffle un vent terrible.

 

Nous remontons à Puerto Varas, point de départ de nombreuses excursions. Nous décidons (intrigués par le nom) d'aller passer la nuit à l'auberge Margouya. Il se trouve que c'est un Français amoureux de la Réunion et ayant travaillé Chez Loulou, qui la tient ! Marie-Pierre hallucine en y revoyant une réunionnaise qu'elle avait connu lors de son stage à Air Austral (que le monde est petit...)

Nous partons tous en balade durant 4h, en passant par le "Sendero Solitario" qui nous mène au pied du volcan enneigé Osorno. Nous le contournons pour échouer au bord du grand lac paisible de Todos Los Santos. Sympathique journée sans l'ombre d'un nuage, qui s'achève sur notre premier vin chilien, bien bon... Salud Amigos !

 

Hier nous sommes partis pour une rando de 5h sur la trace des volcans, dans le Parc National de Conguillio. La balade était très agréable, dans un décor majestueux. Nous avons traversé une forêt d'araucarias (pouvant atteindre 45m de hauteur), avec une porte découpée dans un tronc d'arbre énorme qui barrait le sentier; nous avons également fait connaissance avec une petite mygale morte de trouille face aux géants zumains. Après avoir longé le grand lac Conguillio d'un bleu intense, nous sommes arrivés au pied de la Sierra Nevada enneigée, d'où nous avons admiré le très beau volcan Llaima et son chapeau tout blanc. Tout le parcours était vraiment magnifique. 

La journée s'est terminée sur le plus beau coucher de soleil du voyage : couleurs orange-feu et rouge sur un fond de ciel rose-violet ; le genre de moment où l'on voudrait  voir le temps s'arrêter...

 

Sur la route entre Temuco et Melipeuco on trouve des petites chapelles originales : en plein air dans un petit enclos, avec quelques minuscules "bancs" posés à même la terre et sans l'ombre d'un toit.